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Carnet de voyage 2015 #2 – Pennabilli

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Présence magique de l’invisible

ou présence invisible de la magie

C’était pendant le festival Artisti in Piazza à Pennabilli en Italie.

Lors de notre avant-dernière sortie au hasard de notre errance, ou par cette magie de l’instant, nous nous trouvions au pied d’un mur à jouer pour 3 fleurs de ciboulette agrippées dans la muraille.

À ce moment-là, très peu d’entre eux savaient, tout comme nous, ce qu’une habitante et sa fille nous ont raconté ensuite :

« Le mur donnait sur ces hauteurs dans le jardin de la maison de Tonino Guerra, acolyte de Fellini, scénariste du film Amarcord, …  et cachait les cendres du poète du village, mort trois auparavant. »

Alors que nous jouions pour ces fleurs, face au mur qui renvoyait le son au public, l’émotion était là palpable. Mais, pour ces femmes qui connaissaient personnellement le personnage, c’était comme un hommage touchant, un écho de son vivant !

Samuel Tailliez

Juin 2015 – texte écrit sur la route du retour de Pennabilli

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Carnet de voyage 2015 #1 – Calais

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Aux portes du destin

La mer est sans fin pour certains

Tenter cent fois le même chemin

Tromper l’ennemi en déchirant son corps

Passages de nuit aux lueurs de mort

Ils rêvent d’être oiseaux, singes, ou serpents d’eau

Ils rêvent tout cru de renaître autre part

La chance en poche, en tête l’espoir

Ils pensent à ceux qui sont restés

Ils louent ceux qui sont passés

Pour une victoire dérisoire

Une illusion éclose

Le matin lointain d’une autre vie

Leur destin se joue incertain

Au péril de leur sang

Pour l’honneur de leur couleur

Et la reconnaissance d’une justice égale

Qui délivrera les hommes et les femmes vivants

 

Samuel Tailliezmai 2015 – texte écrit à Calais

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Ceux d’en Face sont chez Animakt…

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A la mi-avril, nous retrouvions l’équipe d’Animakt de Saulx-Les-Chartreux, au dessous de Paris, pour leur festival bisannuel «Ceux d’en face». Cette 14ème édition était parainnée par Emmanuel Lambert de la compagnie Bulle de zinc, connu pour ses intarissables analyses sur la poésie de notre monde, sa douleur et ses espoirs. Quatre jours durant, dans un cadre bucolique et « mortel » à savoir une ancienne zone de crash près d’Orly, nous participions à un séminaire autour de la mort. Au public (65 personnes par soir) étaient proposés différents ateliers sur l’âme, le corps et l’esprit.

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2 heures par jour, nous avons donc tenté d’élever l’âme d’un sanglier (baptisé Norman de Normanville) depuis l’arrière-cour de la boucherie du village. Dans la fumée des encens et d’un petit brasero alimenté d’herbes aux parfums barbecue, nous avons vécu des décollages vibratoires puissants avec les séminaristes curieux.

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Étaient présents également à ce festival : la vierge de Guadaluppe, incarnée par la charismatique et drôlatique Maria Dolorès qui préparait sa réinsertion pour l’au delà ; le collectif GK qui vous invitait aux frontières de la mort… par arrêt cardiaque ; Elsa Mingot qui proposait l’expérimentation de sa propre mise en bière ; Aurélie Galibourg et son squelette Roméo dansaient le tango, et bien d’autres encore…

Les soirées se clôturaient par un banquet suivi d’un bal pour lequel, tous les musiciens, musiciennes, chanteuses, chanteurs du festival se sont accordés, motivés, pour faire danser les vivants et présents. On ne vous cachera pas que la fête a battu son plein 4 nuits durant emportant avec elle un peu de notre capital longévité.

À une prochaine qui sait ?… Avant de mourir !

http://www.animakt.fr/

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Les étudiants de l’ENSIP prennent le relais de ceux de l’ENSIM

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Nous avons eu la chance et le plaisir d’impliquer à nouveau en ce début d’année une équipe d’enseignants chercheurs et deux jeunes étudiants autour de l’étude de nos instruments Stroh.

Alors que les premiers travaux menés au Mans par François Gautier et ses élèves s’axaient principalement autour du système chevalet – pont basculant – membrane, les étudiants de l’ENSIP accompagné par Jean-Chirstophe Valière ont étudié la fonction de transfert des pavillons des instruments Stroh. Une modélisation numérique a été réalisée et a permis de comparer principe théorique et mesures… Les résultats étaient impressionnants de similitude.

Cette étude a permis également de comparer la version 1 et 2 des systèmes résonateur-pavillon de la Strohbass.

Le résultat était audible à l’oreille, mais nous avons maintenant une comparaison en chambre sourde, le gain en intensité de la Stroh bass version 2 est de 5 à 7db, dans les fréquences de jeu et une augmentation de presque une octave en basse fréquence …

Un grand bravo à Laurent Cadilhac, Robert Kieffer et Christophe Boutin qui ont oeuvré à la réalisation de cette nouvelle version.

et un grand merci à toute l’équipe du Laboratoire Pprime et de l’ENSIP ainsi qu’aux étudiants qui ont planché sur cette affaire.

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Sylvain Lafortune, danseur-chorégraphe-pédagogue et…

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Jérôme Bouvet nous en avait parlé, cette rencontre artistique faisait partie des premières que nous avions imaginé dans le cadre du projet Stroh. C’est maintenant chose faite.

Le Strohband a passé deux magnifiques moments dans les rues de Poitiers au mois de mars, en compagnie de Sylvain Lafortune. Ce chorégraphe-danseur-pédagogue était invité par le CESMD de Poitiers pour deux jours de stage autour des « portés » en danse. Il a développé une technique permettant à chaque partenaire danseur de porter ou d’être porté en douceur. Les détails se trouvent sur son site.
Après ces ateliers, Sylvain nous a rejoint pour une sortie impromptue du Chant des Pavillons. La soirée qui s’en est suivie fût riche d’échanges autour du Projet Stroh. L’idée d’imaginer un temps de travail avec Sylvain a commencé à germer en chacun de nous…

Le lendemain, Sylvain nous retrouvait cette fois ci accompagné de plusieurs stagiaires qui se sont prêtées au jeu de nous suivre dans les rues et places de Poitiers, en laissant parfois leurs corps vibrer aux sons des instruments Stroh. Merci à elles et à Sylvain d’avoir partagé avec nous ces instants…

et la nouvelle Stroh bass, imposante par sa taille et apaisante par ses vibrations…

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Chez Pronomade(s), encore un peu

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Nous avons terminé l’année 2014 avec une invitation de Pronomade(s) à rencontrer l’univers de la Turakie, et nous commençons l’année 2015 avec une autre invitation de leur part, autour d’un projet plastique mené par Laurent Cadilhac. (plus d’infos ici !)

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A nouveau une belle soirée, l’occasion de dérouiller les doigts des musiciens et de tester nos massages vibro-acoustique par imposition d’instruments Stroh…

http://www.pronomades.org/

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Shaun Tan, un immense bravo…

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L’illustration se passe de commentaire, nous sommes simplement très fiers et très heureux de compter Shaun Tan parmi les collaborateurs du Projet Stroh…

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Tout droits réservés – Shaun Tan/La Fausse Compagnie

Si certains souhaitent recevoir cette carte postale sonore – 45 tours/minute, rendez vous sur la page contact et envoyez nous un message…

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Peau neuve pour la Strohbass et le Strohviolin !

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Depuis un mois maintenant, la Strohbass est chez Laurent Cadhilac. Voici quelques photos des modifications qui sont en cours dans l’atelier.

A savoir également que le Strohviolin – version 2 – construit par Laurent également, pèse près de 650g de moins que la première version. Il est actuellement chez Alain Pignoux pour le montage final du manche sur la structure.

Nous avons bien hâte de faire résonner tout ça, fin février…

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Mesure des instruments Stroh à l’Université de Poitiers

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Entre le mois de janvier et février, les instruments Stroh de la Compagnie vont être singulièrement modifié, notamment la contrebasse. Le système résonateur/pavillons sera totalement modifié.

Jean Christophe Valière, enseignant-chercheur à l’université de Poitiers (rattaché pour la recherche à l’Ecole Nationale Supérieur d’Ingénieur de Poitiers – ENSIP et à l’Institut P’) a proposé à un groupe d’élèves de mesurer l’impact de ces modifications sur l’instrument.

Nous prendrons une à deux journées, début mars, pour effectuer ces mesures dans la chambre anéchoïque du laboratoire de Poitiers.

Une réplique birmane de violon Stroh est déposée depuis le début de cette nouvelle année, pour leur permettre d’effectuer d’autres mesures concernant la directivité de l’instrument, dans l’idée de compléter le travail déjà effectué à l’ENSIM du Mans, sous la direction de François Gautier (cf les autres articles sur les rencontres scientifiques).

Nous ne manquerons pas de vous tenir informé des suites de cette collaboration…